Changer de métier sans tout perdre : la mobilité volontaire sécurisée

La mobilité volontaire sécurisée permet de tester un nouveau projet professionnel sans démissionner.

Voici l’essentiel, en simple :

Le principe

  • Le salarié peut travailler ou se former dans une autre entreprise.
  • Son contrat actuel n’est pas rompu, il est suspendu.
  • Il garde un droit au retour.
  • Dispositif prévu par les articles L.1222-12 et L.1222-14 du Code du travail.

Qui peut en bénéficier ?

  • Salariés en CDI
  • Avec au moins 24 mois d’ancienneté (consécutifs ou non)

Cela concerne surtout ceux qui veulent :

  • Se reconvertir
  • Tester un nouveau métier
  • Acquérir de nouvelles compétences

Comment ça fonctionne ?

Il faut un accord écrit entre le salarié et l’employeur.
L’accord précise :

  • La durée
  • La date de départ
  • Les conditions de retour

Pendant la période :

  • Le salarié signe un contrat avec la nouvelle entreprise.
  • Son contrat initial est mis en pause.

La sécurité principale : le droit au retour

Si le projet ne fonctionne pas :

  • Le salarié retrouve son ancien poste ou un poste équivalent.
  • Avec une rémunération au moins équivalente.
  • C’est ce qui différencie ce dispositif d’une démission.

Si le projet fonctionne :

  • Le salarié peut quitter définitivement son entreprise d’origine.
  • La rupture se fait après la période d’essai du projet.

Pourquoi c’est intéressant ?

Pour le salarié :

  • Tester sans risquer de tout perdre.

Pour l’employeur :

  • Accompagner les évolutions professionnelles.
  • Favoriser un dialogue social plus apaisé.

À retenir

La mobilité volontaire sécurisée permet de changer de métier ou de tester un projet tout en conservant la protection de son contrat de travail.
C’est une solution pour évoluer professionnellement sans se mettre en danger.

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