Journée de Solidarité : cadre légal et réforme 2026


Instaurée par la loi du 30 juin 2004 à la suite de la canicule de 2003, la Journée de Solidarité a pour objectif de financer la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), au profit des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.


Elle consiste en une journée de travail supplémentaire non rémunérée pour les salariés, à l’exception des stagiaires et apprentis, sauf dispositions particulières prévues par accord collectif.


Ce qui change depuis le 1er janvier 2026


La réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2026 renforce la souplesse d’organisation pour les employeurs. Désormais, ceux-ci peuvent librement fixer :

  • La date exacte de la Journée de Solidarité,
  • Ou son fractionnement (en demi-journées, par exemple),


en fonction des contraintes opérationnelles de l’entreprise.

Cette règle s’applique à tous les salariés, quel que soit leur contrat (CDI, CDD, temps partiel, forfait jours).


Modalités selon le type de contrat

  •  Salariés à temps plein

Ils effectuent une journée supplémentaire entière ou fractionnée selon l’organisation décidée par l’employeur.

  •  Salariés à temps partiel

La journée est calculée au prorata du temps de travail :

Mi-temps : 0,5 journée

60 % : 0,6 journée

Si la date choisie tombe sur un jour non travaillé, elle peut être déplacée ou fractionnée.

  •  Salariés au forfait jours

La Journée de Solidarité peut :

soit s’ajouter au nombre de jours prévus au forfait annuel,

soit être intégrée dans le forfait existant.

Exemple : un forfait annuel de 218 jours peut passer à 219 jours si la journée est ajoutée. L’employeur doit toutefois respecter les règles relatives aux durées maximales de travail et aux temps de repos.

Cas particuliers et exemptions

Sont exclus :

  • les stagiaires,
  • les apprentis,
  • les salariés bénéficiant d’une exemption prévue par accord collectif ou contrat.

Toute exemption doit être formalisée par écrit. En cas d’absence prolongée (congé maternité, paternité, maladie), la journée peut être reportée à la reprise du travail.

À retenir

La réforme de 2026 ne modifie pas l’objectif de la Journée de Solidarité : contribuer au financement de l’autonomie des personnes âgées et handicapées.

Elle apporte cependant davantage de flexibilité dans son organisation, tout en maintenant son caractère obligatoire pour les salariés concernés.

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